Les Bordelais craignent une forte rébellion de Northampton : « Si j’étais eux, je me préparerais comme ça… »
Les Bordelais craignent une forte rébellion de Northampton : « Si j’étais eux, je me préparerais comme ça… »
Le dimanche 11 janvier 2026 à 11:06 par David Demri
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Ce dimanche à Chaban-Delmas (16h15), Bordeaux-Bègles retrouve Northampton pour la première fois depuis la finale gagnée en mai dernier. Mais l’UBB n’aborde pas ce choc pour revivre des émotions passées : elle veut surtout savoir où elle se situe dans une saison parfois irrégulière.
En 2025, Bordeaux avait décroché son premier titre européen à Cardiff (20-28), dans un match bouillant et marqué par un final tendu. Certains Bordelais avaient même chambré Henry Pollock, la jeune star des Saints, en imitant sa célébration où il vérifie son rythme cardiaque, doigts posés sur la carotide.
Cette séquence pourrait servir de carburant aux Anglais dimanche. Louis Bielle-Biarrey en souriait via L’équipe : « Si j’étais eux, je me préparerais comme ça ». Christophe Laussucq allait dans le même sens : « Si eux parlent de revanche, et viennent avec cet esprit, c’est logique […] Il y a eu une finale perdue avec des débordements à la fin, ils vont peut-être se nourrir de ça. Chacun a sa recette pour faire monter la sauce… »
Mais à Bordeaux, la vraie préoccupation est ailleurs : la saison actuelle. Quatrième du Top 14, l’UBB a alterné le très bon et le moins bon depuis septembre. Yannick Bru ne s’en cachait pas en présentant cette affiche comme « un des premiers gros rendez-vous sexy de l’année ».
Deux attaques spectaculaires, l’enjeu au sommet
Les deux équipes arrivent en forme. Bordeaux vient d’écraser le Racing 92 (62-20). Northampton avait répondu quelques heures plus tôt en passant 66 points aux Harlequins. Les deux formations sont parmi les plus prolifiques en essais cette saison, juste derrière Toulouse.
Bielle-Biarrey voit même des ressemblances : « On a des styles de jeu un peu similaires, on aime bien jouer, relancer ». L’ailier français croisera un autre spécialiste de la finition, Tommy Freeman, auteur d’un triplé fin décembre.
Au-delà du jeu, la première place de la poule sera en jeu, un atout majeur pour les phases finales.
Un test stratégique… sans le patron Lucu
Reste à voir si l’UBB saura répondre dans un décor qu’elle juge séduisant, mais exigeant. Laussucq l’a rappelé : « On a connu un début de saison en deçà de ce qu’on espérait ». De plus, Bordeaux devra faire sans Maxime Lucu, absent sur blessure, pourtant considéré comme le cerveau tactique et le moteur comportemental du groupe.
Laussucq ne minimisait pas son importance : « On connaît l’importance de Max dans notre équipe, sa force de caractère, son leadership, sa qualité de défenseur, son jeu au pied ».
On avait déjà vu en début de saison ce que son absence change à la maîtrise et à la révolte. L’UBB devra cette fois trouver d’autres leviers : le jeu ouvert de Matthieu Jalibert, l’énergie de Matiu ou l’impact du Springbok Jean-Luc Du Preez, aligné d’entrée pour la première fois.
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Sans Lucu, j’ai un peu peur pour Bordeaux C’est leur régulateur et il influence positivement l’ensemble de l’équipe