Mourad Boudjellal dégomme Saint-André

Mourad Boudjellal dégomme Saint-André

5 septembre 2011 - 11:07

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On pouvait craindre, cette saison, que le premier échec du RCT à Mayol crée des remous. De là à déclencher une telle tempête, il y avait un cap. Mais la nomination par la FFR de Philippe Saint-André à la tête de l’équipe de France a généré une sorte du tsunami sur les bords de la rade. Et la cuisante défaite (17-0) face aux jeunots Jaunards, samedi, semble même tout emporter sur son passage. Mourad Boudjellal a le désagréable sentiment d’être le dindon de la farce.
S’il n’a pas épargné son manager général au soir de la défaite, hier après-midi, alors que PSA (1) n’avait pas dormi de la nuit en visionnant par trois fois les images de ce triste et historique RCT-ASM, le patron du club rouge et noir n’avait pas de mots assez durs à l’encontre de son président délégué au secteur sportif. Entre les deux hommes, le divorce semble consommé.
Le sentiment d’avoir été trahi
Sur le revers contre les Montferrandais, un sentiment de honte habite le président. «Quand on assiste à cette grande défaite et qu’on dresse le constat, on n’est pas très fier.Ça ne paraît même pas possible de jouer plus mal. J’ai le sentiment d’avoir été trahi ou du moins, je n’en ai pas pour mon argent. En terme de jeu, on n’a rien proposé. Mais qu’avons-nous vu depuis trois ans ? Où est le style de jeu Saint-André ? Le match face à l’ASM est la résultante de tout ça. On avait avec un Umaga, un Sony Bill Williams, un Wilkinson, des arbres qui cachaient la forêt. On peut planter des arbres, on ne bâtit pas une forêt. Après le match de Montpellier(programmé le 30 septembre), Philippe s’en ira s’il paie au club le dédommagement qui m’agrée. D’ici là, il a une obligation de résultats. Un contrat stipulait que je devais payer 720 000 euros à Philippe si je le licenciais. Pour son départ, je demande des indemnités liées aux résultats. Rien si on est premiers, 300 000 euros si on est derniers.»
« Je suis pris en otage »
Visiblement, le boss toulonnais n’a vraiment pas digéré la façon de faire de la FFR. « Philippe pris pour l’équipe de France par la Fédé, c’est ni plus ni moins du débauchage actif. C’est un acte délictuel. Il existe dans le rugby français des habitudes. Mais ces habitudes-là, ce n’est pas le droit. Je ferai estimer le préjudice. J’irai, si nécessaire, devant les tribunaux. On verra alors si la justice me donne raison ou tort. Ce n’est pas moi qui fais la loi. La règle aurait voulu que la FFR me contacte pour savoir si j’étais prêt à lâcher Philippe. Là, j’ai été mis devant le fait accompli. Pris en otage, j’ai été piégé. »
Et de poursuivre :« Aujourd’hui, je suis comme Philippe, intéressé par l’avenir ; lui par l’équipe de France, moi par le RCT. Philippe doit à présent se demander : quand vais-je sortir de cette galère toulonnaise ? Il veut ce qui brille et le RCT, aujourd’hui, ne brille pas. »
Une affaire de gros sous
« Philippe répète à qui veut l’entendre qu’il restera motivé jusqu’à la dernière seconde. Mais ça, c’est du théâtre. À présent, il y a une question d’argent et cette réalité pèse beaucoup plus que les mots. Désormais et jusqu’à son départ, Philippe va pouvoir se mettre à ma place. J’entends aussi que face à l’ASM, ce n’est pas lui qui tapait les pénalités ou lançait en touche. Certes. Mais alors s’il a si peu d’influence sur le rendement de l’équipe, pourquoi le payer aussi cher (plus de 30 000 euros par mois, Ndlr) ? »
Et de conclure, cinglant : « Après avoir réglé les problèmes avec Toulon, la SARL Saint-André pourra pleinement devenir le nouvel entraîneur de l’équipe de France ». Fermez le ban !

On pouvait craindre, cette saison, que le premier échec du RCT à Mayol crée des remous. De là à déclencher une telle tempête, il y avait un cap. Mais la nomination par la FFR de Philippe Saint-André à la tête de l’équipe de France a généré une sorte du tsunami sur les bords de la rade. Et la cuisante défaite (17-0) face aux jeunots Jaunards, samedi, semble même tout emporter sur son passage. Mourad Boudjellal a le désagréable sentiment d’être le dindon de la farce.

S’il n’a pas épargné son manager général au soir de la défaite, hier après-midi, alors que PSA (1) n’avait pas dormi de la nuit en visionnant par trois fois les images de ce triste et historique RCT-ASM, le patron du club rouge et noir n’avait pas de mots assez durs à l’encontre de son président délégué au secteur sportif. Entre les deux hommes, le divorce semble consommé.

Le sentiment d’avoir été trahi

Sur le revers contre les Montferrandais, un sentiment de honte habite le président. «Quand on assiste à cette grande défaite et qu’on dresse le constat, on n’est pas très fier.Ça ne paraît même pas possible de jouer plus mal. J’ai le sentiment d’avoir été trahi ou du moins, je n’en ai pas pour mon argent. En terme de jeu, on n’a rien proposé. Mais qu’avons-nous vu depuis trois ans ? Où est le style de jeu Saint-André ? Le match face à l’ASM est la résultante de tout ça. On avait avec un Umaga, un Sony Bill Williams, un Wilkinson, des arbres qui cachaient la forêt. On peut planter des arbres, on ne bâtit pas une forêt. Après le match de Montpellier(programmé le 30 septembre), Philippe s’en ira s’il paie au club le dédommagement qui m’agrée. D’ici là, il a une obligation de résultats. Un contrat stipulait que je devais payer 720 000 euros à Philippe si je le licenciais. Pour son départ, je demande des indemnités liées aux résultats. Rien si on est premiers, 300 000 euros si on est derniers.»

« Je suis pris en otage »

Visiblement, le boss toulonnais n’a vraiment pas digéré la façon de faire de la FFR. « Philippe pris pour l’équipe de France par la Fédé, c’est ni plus ni moins du débauchage actif. C’est un acte délictuel. Il existe dans le rugby français des habitudes. Mais ces habitudes-là, ce n’est pas le droit. Je ferai estimer le préjudice. J’irai, si nécessaire, devant les tribunaux. On verra alors si la justice me donne raison ou tort. Ce n’est pas moi qui fais la loi. La règle aurait voulu que la FFR me contacte pour savoir si j’étais prêt à lâcher Philippe. Là, j’ai été mis devant le fait accompli. Pris en otage, j’ai été piégé. »

Et de poursuivre :« Aujourd’hui, je suis comme Philippe, intéressé par l’avenir ; lui par l’équipe de France, moi par le RCT. Philippe doit à présent se demander : quand vais-je sortir de cette galère toulonnaise ? Il veut ce qui brille et le RCT, aujourd’hui, ne brille pas. »

Une affaire de gros sous

« Philippe répète à qui veut l’entendre qu’il restera motivé jusqu’à la dernière seconde. Mais ça, c’est du théâtre. À présent, il y a une question d’argent et cette réalité pèse beaucoup plus que les mots. Désormais et jusqu’à son départ, Philippe va pouvoir se mettre à ma place. J’entends aussi que face à l’ASM, ce n’est pas lui qui tapait les pénalités ou lançait en touche. Certes. Mais alors s’il a si peu d’influence sur le rendement de l’équipe, pourquoi le payer aussi cher (plus de 30 000 euros par mois, Ndlr) ? »

Et de conclure, cinglant : « Après avoir réglé les problèmes avec Toulon, la SARL Saint-André pourra pleinement devenir le nouvel entraîneur de l’équipe de France ». Fermez le ban !

Source: varmatin.com

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  1. Gégé d 5 septembre 2011 à 12h

    Ha ben voilà, on brule …

  2. ovalie 5 septembre 2011 à 12h

    Ca devient du grand n'importe quoi!!!! oui on a perdu un match à Mayol oui on a été nul oui c'est pas digne d'une équipe qui veut jouer le haut du tableau mais cela doit il entrainer de tel réaction??? que se passe t il ailleur? a montpellier qui a perdu ses 2 premier match? au Bo qui n'a fait que match nul contre agen alors qu'ils avaient persu chez nous? entendez vous le president de montpellier dire que galthier est une buse? entendez vous blanco dire que lagisquet et millas sont des buses?

    Tant qu'a Toulon, Supporter et président ne sauront pas réagir dans la mesure face a une simple defaite et bien le RCT ne pourra pas devenir un grand club. Il faut au staff et aux joueur une serenité et un soutien pour travailler dans la durée. Je n'enleve pas les responsabilité au staff et aux joueurs mais je dis juste que si il y avait moins de pression et plus de serenité et bien ça marcherait peut etre mieux!!!

    Psa est la jusqu'a son départ s'est donc lui qui doit preparer notres equipe pour bayonne et bordeau, pensez vous qu'en lisant ça cela lui donne envie de le faire correctement?

  3. Trompette 5 septembre 2011 à 12h

    Comment voulez-vous qu'ils soient motivés après ça ? staff et joueurs ?

  4. dav34 5 septembre 2011 à 14h

    Il est quand même vrai que depuis 3 ans on ne sait pas faire une touche, 3 passes sans tomber le ballon ou lancer du jeu l entraineur doit y être pour quelque chose…

  5. ovalie 5 septembre 2011 à 15h

    Dav34 je ne te dis pas que PSA est le meilleurs et qu'il n'a pas de responsabilité dans le jeu et dans le rendement de notre équipe je dis juste que la vie de manager a Toulon est plus compliqué qu'ailleurs et que si j'était manager j'hésiterais a venir chez nous avec un public qui siffle mes joueurs quand ça leur plait pas un president qui s'occupe aussi de mon secteur qui recrute des jours a ma place!! alors quand les resultats suivent c'est le plus beau des club pour un manager mais des qu'un caillous enraille la machine alors la ça devient le calvaire pour un manager

  6. farci83 5 septembre 2011 à 17h

    vive le RCT/OM

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