Uini Atonio craint la roublardise de Patrice Collazo : « Il est capable de sortir un pack qui fait une tonne »
Uini Atonio craint la roublardise de Patrice Collazo : « Il est capable de sortir un pack qui fait une tonne »
Le vendredi 18 septembre 2026 à 22:29 par David Demri
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Deux victoires pour La Rochelle, deux défaites et déjà 112 points encaissés pour le Racing 92 : les dynamiques semblent totalement opposées avant le rendez-vous de samedi à Marcel-Deflandre. Pourtant, les Maritimes ne s’attendent surtout pas à une rencontre tranquille. Oscar Jegou prévient même que les Franciliens pourraient arriver avec « les crocs » et une envie décuplée.
Après avoir dominé Toulouse (30-27) puis arraché une victoire à Mayol contre le RCT (20-21), La Rochelle peut viser un troisième succès consécutif. Mais les hommes de Ronan O’Gara savent également qu’un bon début de championnat n’offre aucune garantie, eux qui avaient remporté quatre de leurs cinq premiers matches en 2024 avant de manquer finalement le top 6.
« Ils vont venir ici avec les crocs »
La situation du Racing 92 incite particulièrement Oscar Jegou à la prudence. Les Franciliens restent sur deux défaites, mais le troisième ligne rochelais refuse de considérer leur début de saison comme révélateur de leur véritable niveau.
Jegou s’attend à une réaction d’orgueil comme il l’explique dans Sud-Ouest :
« Même si on ne se focalise pas que sur eux, c’est quelque chose à prendre en compte. »
Le parcours réalisé par le Racing la saison dernière reste également dans les esprits.
Pour le Rochelais, la valeur de cette équipe n’a pas soudainement disparu :
« Ils étaient demi-finalistes la saison dernière, ils ne sont pas devenus nuls en trois matchs. Ils vont venir ici avec les crocs et une envie qu’ils n’ont peut-être jamais mise. On va regarder un peu les rétroviseurs parce que ça risque d’arriver de tous les côtés… »
Atonio connaît parfaitement Collazo
Uini Atonio sait lui aussi à quoi s’attendre. Il connaît notamment la capacité de Patrice Collazo à mobiliser son groupe lorsque celui-ci se retrouve sous pression.
Le Racing l’avait déjà démontré la saison dernière en allant s’imposer à Clermont (13-41), puis à Pau en barrage (31-33).
La puissance du pack francilien constitue l’un des principaux points de vigilance rochelais.
L’entraîneur de la mêlée maritime s’attend à une stratégie très directe :
« C’est une équipe qui a fait quand même les phases finales, elle a toujours les mêmes bases, un gros pack et des trois-quarts solides. Collazo est capable de sortir un pack qui fait une tonne, il va être plus sur la mêlée, la touche, le ballon porté… »
La consigne sera donc d’éviter de se laisser entraîner dans le plan francilien :
« Je pense qu’ils vont appuyer sur leurs hommes forts, c’est à nous de rester prêts, de ne pas tomber dans le piège. »
Tuisova et Habosi particulièrement surveillés
La menace ne viendra pas uniquement des avants.
Simeli Daunivucu pourrait notamment devoir affronter le puissant tandem fidjien Josua Tuisova – Vinaya Habosi au centre du terrain.
Le numéro 12 rochelais sait que la solidarité sera indispensable :
« il faudra se serrer les coudes au centre, s’entraider »
Daunivucu connaît d’ailleurs particulièrement bien Tuisova.
Les deux hommes possèdent des liens qui dépassent largement le rugby professionnel :
« J’ai vu grandir Tuisova. Il est très proche de la famille, mon père (l’ancien international fidjien Jone Daunivucu, NDLR) lui parle beaucoup, on se voyait souvent quand il venait à La Rochelle. Et quand on a l’occasion de monter sur Paris, on essaie de se voir tous ensemble. »
Mais cette proximité disparaîtra évidemment au coup d’envoi.
Daunivucu garde une priorité :
« Les avoir en face est énorme, mais il ne faut pas oublier l’objectif principal, qui est de rester concentré sur la performance et d’essayer d’aller chercher une troisième victoire consécutive »
Atonio refuse déjà de s’enflammer
La victoire obtenue à Mayol a renforcé la confiance rochelaise, sans faire perdre de vue la longueur de la saison.
Uini Atonio a particulièrement apprécié le caractère affiché par son équipe à Toulon :
« Les mecs ont montré du caractère pour gagner dans un stade aussi mythique et hostile que Mayol, je trouve ça énorme. »
Le pilier reste néanmoins extrêmement mesuré après seulement deux journées :
« Je suis très fier du groupe. Mais le Top 14 reste un marathon, ce n’est que le début. »

