Yannick Bru raconte son incroyable aventure avec les Sharks et dévoile la grande différence avec le rugby Français

Yannick Bru raconte son incroyable aventure avec les Sharks et dévoile la grande différence avec le rugby Français

17 décembre 2022 - 1:11

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Lors d’un entretien accordé au journal L’équipe, le technicien Français Yannick Bru a raconté son incroyable aventure avec les Sharks de Durban.

A l’issue de son contrat avec l’Aviron Bayonnais l’été dernier, Yannick Bru décidait de quitter temporairement la France afin de rejoindre le staff des Sharks de Durban.

Ce-dernier a expliqué que sa carrière d’entraîneur est intense depuis 2007. Extrait:

« Immédiatement après ma carrière, j’ai fait onze ans comme entraîneur adjoint à Toulouse (2007-2012) puis en équipe de France (2012-2017). Après, j’ai pris un premier poste d’entraîneur principal à Bayonne (2018-2022), un club en plein développement. On est montés en Top 14. Trop vite. On est redescendus, il y a eu le Covid, on est remontés au prix d’une dépense d’énergie incroyable. À la fin, j’étais épuisé et j’avais envie d’un break. Le problème de notre métier, c’est que tu ne te formes plus. Tu as une performance à livrer tous les samedis, tu es pris par l’urgence, tu ne lèves plus les yeux, tu stagnes. La charge mentale est forte. »

A Durban depuis quelques mois, il savoure son expérience et découvre le fonctionnement d’un très grand club. Extrait:

« J’ai travaillé dans de très grands clubs… Mais là, quand, à ta première réunion, tu as ces mecs champions du monde… Ça fait quelque chose ! J’avais envie de passer du temps avec eux, de voir comment ça fonctionne de l’intérieur. Il m’intéresse, ce rugby champion du monde. 

Ce que j’ai appris ici, c’est l’intensité dans la préparation en début de semaine. Le lundi, ils appellent ça « installation day », c’est une journée avec beaucoup de réunions où on dégrossit la façon dont on va jouer comme les enjeux de la semaine. Puis le mardi, c’est une journée à grosse intensité, où la charge va être importante. Le mot n’existe pas, mais ici, les joueurs sont d’une « entraînabilité »… Pour eux, le rugby est d’abord un boulot. »

Pour conclure, Yannick Bru indique que les Sud-Africains ne sont pas dans le contrôle de la charge d’entrainement comme le son les Français. Extrait:

« Le contrôle de la charge d’entraînement et le bien-être du joueur, un sujet important chez nous, ils s’en foutent ici ! Ce sont des gens déterminés et jusqu’au-boutistes, mais pas des bourrins. Si tu leur expliques de manière rationnelle, ils y vont à fond. Ils sont ennemis des paillettes, simples et efficaces. S’il y a quelque chose que je ramènerai en France, c’est ça ! »

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  2. ST 17 décembre 2022 at 07h- Répondre

    mais ici, les joueurs sont d’une « entraînabilité »…
    Normal ils ont 2 fois moins de match à jouer qu’en France.

    • Name 17 décembre 2022 at 10h- Répondre

      Absolument ! C’est quelque chose qu’on (TV, FFR, LNR) a jamais voulu comprendre en France. Tout le monde veut plus de matchs : mais le plus est l’ennemi du bien.

  3. ia Rafale 17 décembre 2022 at 08h- Répondre

    Ce que l’on a vu hier soir des Sharks c’est un gros jeu de bourrins, le jeu de l’UBB d’après Urios aussi d’ailleurs.

  4. Jfs 17 décembre 2022 at 10h- Répondre

    Moi je n’ai pas trop vu ça. En effet il y a un jeu où l’impact et la domination physique est primordiale, mais j’ai vu un jeu où la vitesse d’exécution et d’éjection du ballon l’est tout autant. Et des joueurs qui sont prêt physiquement. Mais comme dit plus haut dans un commentaire, ils ne jouent pas autant de matchs que nous.

    • ia Rafale 17 décembre 2022 at 11h- Répondre

      L’équipe des Sharks que l’on a vu hier ne passera jamais une grosse équipe européenne que ce soit Toulouse, La Rochelle ou le Leinster. Ils éjectent vite sur un ouvreur et des centres qui font 125 Kg et jouent à 2 à l’heure avec des avants qui ne se font jamais une passe. Et l’UBB c’est pas mieux à part le courage pas grand chose à faire voir.

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