Les propos très forts de Melvyn Jaminet : « A Toulouse, j’ai eu un mal-être, à Toulon on me donne des responsabilités ! »

Les propos très forts de Melvyn Jaminet : « A Toulouse, j’ai eu un mal-être, à Toulon on me donne des responsabilités ! »

16 avril 2024 - 0:23

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L’arrière du Rugby Club Toulonnais, Melvyn Jaminet s’est longuement confié dans les colonnes du Midi Olympique pour évoquer son départ du Stade-Toulousain afin de rejoindre le Rugby Club Toulonnais.

Ce-dernier explique clairement se sentir bien à Toulon.

Il l’affirme : il est heureux à Toulon. Extrait:

Je suis une courbe avec un temps d’adaptation et une intégration. C’est derrière moi. Je me sens bien dans la vie donc, forcément, je me sens bien dans mon rugby. Les choix me réussissent beaucoup plus sur le terrain, ce sont de bons signes. J’ai surtout envie de vous dire que je suis heureux à Toulon.

Je ne veux pas remettre la faute sur le passé, mais je suis dans un environnement où j’ai retrouvé de l’épanouissement et de la confiance. Je suis venu pour évoluer en tant que joueur, avec les bons côtés de l’extra-sportif. J’arrête de me poser trop de questions. Je joue avec de l’insouciance. Tous les voyants sont au vert à Toulon et dans ma vie.

Il raconte son arrivée sur les bords de la Rade.

Et surtout, il explique que le Rugby Club Toulonnais lui donne des responsabilités contrairement au Stade-Toulousain. Extrait:

À mon arrivée, les leaders étaient en place. Sur le terrain, j’essaie d’apporter et de m’affirmer, notamment avec les ailiers. Je parle de plus en plus. Quand il y a des décisions stratégiques à prendre, les mecs me demandent mon avis. Ça me plaît d’être déjà proche de leaders comme Charles Ollivon. À Bayonne, on a décidé à plusieurs de creuser l’écart en tapant les pénalités de loin. C’était un choix payant.

À Toulon, on me donne des responsabilités. Je ne m’en suis jamais caché, ça me plaît. Ça suit son cours. J’ai pris de la confiance en butant, en étant numéro 1. J’aime avoir cet impact sur le match. Ce n’est pas de l’égoïsme, c’est ce qui m’anime. J’ai ça en moi. Je recherche cette adrénaline et cette pression. À Toulon, je suis redevenu moi-même. Contre La Rochelle, je n’avait pas été bon mais j’ai inscrit à mettre la pénalité de la gagne. Ça a été un petit déclic.

Il revient ensuite sur le calvaire qu’il a vécu à Toulouse et ses nombreux doutes.

Des propos forts tenus par l’international Français. Extrait:

Je me suis posé beaucoup de questions. La saison a été dure avec mes blessures. Quand tu es blessé, tu vis à l’écart d’un groupe qui continue d’avancer. Je me suis alors demandé si j’étais utile, si je pouvais apporter quelque chose aux gars, si je me sentais bien et heureux. C’est un processus classique chez les joueurs blessés. Ça a joué sur mes performances quand je suis revenu. Inconsciemment, à Toulouse, j’ai eu un mal-être.

Je n’irai pas jusqu’à dire une dépression, mais quand on est loin de ses proches, et même si tu as des équipiers, le temps est parfois long. Je tournais en rond dans mon appartement. L’extra-sportif a beaucoup compté dans mon retour à Toulon. Dans les moments durs, j’ai désormais mes proches à côté. Je suis de retour à la maison, et plus uniquement pour les vacances. Je suis libéré. Malgré mes difficultés, la saison dernière s’est bien terminée avec cette participation à la Coupe du monde.

Melvyn Jaminet ne le cache pas : Toulouse a tenté de le retenir, mais il ne se voyait pas poursuivre sa carrière au Stade-Toulousain.

Il souhaitait absolument rejoindre le Rugby Club Toulonnais. Extrait:

J’ai eu de longues discussions avec mon agent et mes proches avant de venir à Toulon. J’ai hésité en me disant : « Ça va aller mieux ici, à Toulouse. ça va changer… » Finalement, j’ai rapidement senti au fond de moi que mon choix était fait. J’avais envie d’aller à Toulon. Je n’avais plus envie de me voiler la face à mon retour de Coupe du monde. Les dirigeants ont essayé de me faire changer d’avis, mais ils ont fini par me comprendre. Ce n’était pas un choix par défaut. C’était un choix qui m’appartenait.

Je remercie d’ailleurs tout le monde, notamment Ugo Mola. Le rugby moderne est fait de contrat et d’argent, mais ce n’était pas le plus important dans ma décision. Ce n’est pas ça qui m’a poussé à rentrer à la maison. Je savais que je ne pouvais qu’être heureux ici. C’est rare de pouvoir évoluer au haut niveau, avec les proches à proximité.

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