Un problème a été détecté dans les rangs de l’Aviron Bayonnais
Un problème a été détecté dans les rangs de l’Aviron Bayonnais
Le lundi 11 mai 2026 à 13:18 par David Demri
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L’Aviron Bayonnais avait le match en main. Pendant près d’une heure, les Basques ont même fait vaciller l’Union Bordeaux-Bègles avec un rugby agressif, ambitieux et spectaculaire.
Puis tout s’est écroulé. Alors qu’ils menaient encore de 19 points à trente minutes de la fin, les Bayonnais ont totalement craqué physiquement pour finalement s’incliner à Jean-Dauger (38-40). Une quatrième défaite consécutive à domicile en Top 14, dans un stade où l’Aviron n’a toujours pas gagné en 2026.
Bayonne a longtemps marché sur Bordeaux
Contrairement aux lourds revers subis récemment contre Pau, le Racing 92 ou Castres, cette fois Bayonne avait réellement pris le dessus sur son adversaire. Avec six essais inscrits et une énorme intensité dans le combat, les hommes de Laurent Travers semblaient filer vers un immense exploit devant leur public.
Mais le scénario a totalement basculé après l’heure de jeu.
Le banc bordelais a changé le match
L’entrée des remplaçants girondins a progressivement étouffé l’Aviron. À l’inverse, le banc bayonnais n’a pas réussi à apporter l’impact espéré dans les moments décisifs.
L’entraîneur adjoint Gerard Fraser ne cherchait d’ailleurs pas d’excuse après la rencontre, via Midi Olympique :
« Nos joueurs doivent bosser sur leur capacité à avoir un impact sur le jeu, à partir de la 50 ou 60e minute. Cela fait des années qu’on ne parle plus de remplaçants, mais d’impact player. Il faut que nos joueurs soient capables d’avoir un impact sur le résultat du match. »
“Nous n’étions plus lucides”
Au fil des minutes, Bayonne a commencé à perdre pied physiquement. Les touches sont devenues imprécises, les replacements plus compliqués et les espaces ont commencé à apparaître partout face à la vitesse bordelaise.
Gerard Fraser résumait parfaitement ce basculement :
« Nous devons avoir une marge de progression sur l’aspect physique. Sur les matchs importants, il faut être capable d’être lucide sur des moments clés, dans les vingt dernières minutes. Aujourd’hui, nous ne l’étions plus. »
Une fatigue qui inquiète
En interne, plusieurs observateurs commencent à s’interroger sur la fraîcheur physique de l’effectif bayonnais dans ce sprint final. Depuis le départ du directeur de la performance Loïc Louit à la mi-mars, l’Aviron semble régulièrement finir ses rencontres en grande difficulté.
Fraser évoquait également le manque de profondeur de l’effectif :
« Le Top 14 est très usant, la profondeur de l’équipe est hyper importante et sur les trois ou quatre derniers mois, nous n’avions que peu de choix. Cela explique aussi cette fatigue, ce manque de fraîcheur. »
Andy Bordelai : “Cette défaite fout vraiment les boules”
Dans le vestiaire bayonnais, la frustration était immense après cette nouvelle désillusion.
Le pilier Andy Bordelai ne cachait pas son immense déception :
« Cette défaite fout vraiment les boules, parce qu’à un moment, le job était fait. Nous avions dix-neuf points d’avance, nous étions très bien dans le match, mais nous n’avons pas su garder cet avantage. »
Le joueur bayonnais regrettait surtout l’incapacité de son équipe à assommer Bordeaux :
« Nous avons eu des occasions de tuer le match, nous ne les avons pas saisies, et face à Bordeaux, ça ne pardonne pas. »
3 Commentaires


Pas de soucis , la saison prochaine , ça ira moins de « Travers » !.. Pas d’inquiétudes !…
Faut arrêter de chercher des excuses, le problème c’est taieb qui a casser l’ambiance du groupe en virant patat.
Oui mais il n’avait plus la frite